Bosmina longirostris : une daphnie au rôle clé dans les écosystèmes aquatiques d’eau douce


Suite au sujet précédent consacré à ma première pêche au plancton dans le lac de Pont l'Evêque entre Lisieux et Deauville, je vous propose cet article (rédigé à l'aide de ChatGPT) qui présente l'espèce observée sous microscope avec de nombreux copépodes, Bosmina longirostris.


Bosmina longirostris est une espèce de microcrustacé appartenant à la classe des Branchiopodes, dans l’ordre des Cladocères. Ces petites créatures aquatiques, souvent regroupées sous le nom générique de "daphnies", jouent un rôle crucial dans les réseaux trophiques des milieux d’eau douce. Dans cet article, nous explorerons la phylogénie, le milieu de vie, l’anatomie, l’écologie, la reproduction, ainsi que les processus de mues.


1. Phylogénie* : Une position dans l’arbre du vivant


Bosmina longirostris appartient à la famille des Bosminidae. Cette espèce est étroitement liée à d'autres genres de Cladocères, comme Daphnia, mais elle se distingue par des traits morphologiques spécifiques. Voici sa classification :

  • Règne : Animalia

  • Embranchement : Arthropoda

  • Classe : Branchiopoda

  • Ordre : Cladocera

  • Famille : Bosminidae

  • Genre : Bosmina

  • Espèce : Bosmina longirostris


Les études phylogénétiques basées sur l’ADN ont permis de situer Bosmina comme un groupe évolutivement distinct parmi les cladocères, marqué par une adaptation aux environnements eutrophes* et une capacité à coloniser rapidement des habitats variés.


2. Milieu de vie : Habitats variés mais exigeants


Bosmina longirostris est largement répandue dans les écosystèmes d’eau douce, tels que les lacs, les étangs et les rivières à faible courant. L’espèce préfère des eaux stagnantes ou faiblement perturbées, souvent riches en matière organique et en nutriments (eutrophes). Elle est particulièrement abondante dans les zones littorales où la végétation aquatique est dense, fournissant des abris contre les prédateurs.

Cette espèce peut tolérer une large gamme de conditions environnementales, notamment des variations de température et d’oxygène dissous. Elle est cependant sensible à la pollution chimique et au pH extrême, ce qui en fait un bioindicateur* utile de la qualité de l’eau.


3. Anatomie : Une adaptation à la vie planctonique

Bosmina longirostris (MO x100)

Bosmina longirostris présente une morphologie adaptée à son mode de vie planctonique. Son corps est recouvert d’une carapace translucide formée de chitine*, qui protège ses organes internes tout en assurant une flottabilité adéquate.

Caractéristiques principales :

  • Taille : Entre 0,3 et 0,6 mm, ce qui en fait un organisme microscopique.

  • Rostre : Une structure en forme de "bec" proéminent, utilisée pour se défendre contre les prédateurs.

  • Antennes : Deux paires d’antennes servent à la locomotion et à la capture de particules alimentaires.

  • Filtre alimentaire : Une structure spécialisée permet de collecter les algues et autres particules organiques en suspension.


Le système circulatoire est rudimentaire, et l’espèce respire à travers sa carapace fine par diffusion de l’oxygène dissous dans l’eau.

Le cœur de Bosmina longirostris est situé dans la région dorsale, à peu près au milieu du corps, légèrement derrière le centre de la carapace. Contrairement aux cœurs complexes des vertébrés, celui de Bosmina est une petite structure tubulaire.


Le cerveau de Bosmina longirostris est un ganglion cérébral situé dans la région antérieure de son corps, près de la tête. Il est positionné juste derrière les antennes, au-dessus de l’œsophage. Ce ganglion coordonne les fonctions essentielles de l’animal, comme la locomotion (via les antennes) et les réponses sensorielles (vue, toucher, etc.).

  • Structure : Le cerveau est très rudimentaire comparé à celui des vertébrés. Il est constitué d’un petit regroupement de cellules nerveuses (neurones).

  • Fonction : Le cerveau envoie des signaux pour le mouvement des antennes, le battement des pattes thoraciques pour l’alimentation et les réponses aux stimuli externes (lumière, vibrations, chimie de l’eau).


4. Écologie : Un rôle clé dans les écosystèmes aquatiques


Bosmina longirostris est un herbivore microphage* et se nourrit principalement de phytoplancton (algues microscopiques) et de bactéries. En tant que filtreur, elle contribue à la clarté de l’eau en éliminant les particules en suspension.

Rôle dans le réseau trophique :

  • Proie : Elle constitue une source de nourriture essentielle pour les poissons planctonophages* et les invertébrés prédateurs.

  • Compétition : Elle entre en compétition avec d’autres cladocères comme Daphnia pour les ressources alimentaires.

Bosmina joue un rôle dans la régulation de la dynamique des populations de phytoplancton, contribuant ainsi à la stabilité des écosystèmes aquatiques.


5. Reproduction : Stratégies variées selon les conditions


Bosmina longirostris adopte une reproduction parthénogénétique* en temps normal. Dans ce mode de reproduction, les femelles produisent des œufs sans fécondation, ce qui permet une croissance rapide de la population. Les conditions favorables (températures modérées et abondance de nourriture) stimulent ce mode reproductif.

En revanche, lorsque les conditions environnementales deviennent défavorables (baisse des ressources, stress thermique), la reproduction sexuée peut être déclenchée. Cette stratégie produit des œufs de résistance, capables de survivre à des périodes de sécheresse ou de gel, permettant ainsi à l’espèce de persister.


6. Mues : un renouvellement constant de l’exosquelette*



Comme tous les arthropodes, Bosmina longirostris subit des mues régulières pour grandir. Lors de chaque mue, l’exosquelette est remplacé par un nouveau, plus grand, pour accueillir l’augmentation de taille de l’individu.

Processus de mue :

  1. Sécrétion d’un nouvel exosquelette sous l’ancien.

  2. Décollement de l’exosquelette externe.

  3. Abandon de la carapace, qui flotte parfois en surface (voir la photo ci-dessus) et peut servir de source de matière organique pour d’autres organismes.

La fréquence des mues dépend de facteurs comme la température, la nourriture disponible et l’âge de l’individu.


Conclusion : Une espèce indispensable mais vulnérable


Bosmina longirostris est un acteur essentiel des écosystèmes d’eau douce, jouant un rôle clé dans le contrôle des populations de phytoplancton et servant de proie pour de nombreuses espèces. Toutefois, son habitat est menacé par les activités humaines, telles que la pollution et l’eutrophisation excessive. Comprendre sa biologie et son écologie est donc crucial pour préserver la biodiversité aquatique.

Cette petite daphnie, malgré sa taille modeste, illustre à merveille l’importance des organismes microscopiques dans les dynamiques des écosystèmes.


Lexique :


. Phylogénie : c'est la représentation de l’histoire évolutive et des liens de parenté entre les groupes d’organismes.

. Eutrophe :  il s'agit ici d'un plan d'eau dont les eaux enrichies en matières organiques sont le siège d'une prolifération végétale et bactérienne entraînant une désoxygénation prononcée de l'eau.

. Bioindicateur :  organisme qui fait l'objet de mesures permettant d'indiquer la présence ou les effets des polluants. 

. Microphage/planctonophage : organisme qui se nourrit de très petites proies/de plancton.
. Parthénogénétique : reproduction sans fécondation chez une espèce non vertébrée, sexuée.
. Exosquelette : structure externe et dure, que sécrètent certains invertébrés tels que les crustacés.



Pour en savoir plus :


GBIF | Global Biodiversity Information Facility

https://www.gbif.org/fr/species/2234694


On se lasse de tout, sauf d’apprendre...



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